Les plus beaux ors d'Houria...

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Les archives marocaines de la famille Vital-Aêt contiennent un ensemble de textes manuscrits, pour l'essentiel des poèmes, que Wolfgang Vital puis son fils Paul-Nassim et Olivier V.-A. ont laissé à la postérité.

Celui publié ci-après est, selon toute vraisemblance, un texte écrit par Wolfgang VITAL entre 1875 et 1880.

Il est frappant d'observer la modernité d'écriture à laquelle a recours Wolfgang Vital ainsi que la grande sensualité du poème, rédigé pour Houria, dont on ne connaît que peu de choses : elle fut la compagne de Wolfgang VITAL à partir de 1876 ou 1877, était la tenancière d'un bordel tangérois alors connu pour la beauté de ses pensionnaires abyssines  et fut résente auprès de lui jusqu'à la fin de sa vie à El-Adjet, la propriété dont il fit l'acquisition après 1880.  On retrouve sa trace, romancée, dans le récit écrit par Michel M.VITAL-AÊT "Wolfgang à Tanger" (éditions Mirval, épuisé).

La lecture du poème laisse penser qu'une relation tumultueuse a existé entre les deux êtres, mais qu'un amour intense les a également liés :




"Ta main dans un songe;
Elle caresse sur mon front
La marque que tu y fis
Un soir à Tanger.
Elle est mon talisman.
Le bracelet qui l'imprima,
Tu le portais en princesse
Ta peau sublime les plus beaux ors.
Ton regard dissout ma peine
Ton visage me sourit
Quand il traverse mes rêves.
Sur la plage où tu cours et ris,
Je serais l'enfant ébloui
Par tes jeux, ton insouciance
Par le bonheur de l'instant
Par toi, belle et radieuse.
"

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